
FÉVRIER 2010, PARUTION I AUTRES PARUTIONS
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Le Cégep de l’Outaouais au sommet des Amériques L’aventure commença il y a deux ans par un court séjour en France. Daniel Dumont, Alain Lacroix et Stéphane Thiboutot, tous enseignants en technologie du génie civil, s’amusaient alors à grimper le plus haut sommet des Alpes, le Mont Blanc, à 4 808 m. L’expérience étant extraordinaire, il était difficile pour eux de s’arrêter là. L’an dernier, Alain était guide pour les Karavaniers sur l’Aconcagua alors que Daniel et Stéphane étaient en quête d’un nouveau défi. À la même période, Yves Lahaie, directeur des affaires étudiantes et communautaires, se déchirait le tendon d’Achille! Question de se mettre en forme ou de la garder, ils se sont réunis puis ont convenu d’un défi commun : direction Argentine, direction Aconcagua, direction… verticale de 6 962 m! Pour réussir à s’y rendre, ils devaient tout planifier car ils devaient s’y rendre en toute autonomie : permis, équipement, bouffe, mules, acclimatation, portages. Ils ont tout préparé selon les règles de l’art de la montagne… ou presque. Malgré leur lente ascension (ils passeront tout de même 16 jours sur la montagne), Stéphane ne s’acclimata pas. Au camp de base, il développa un œdème pulmonaire et il dut redescendre par hélicoptère, rien de moins. Les trois autres comparses ont pu continuer : après Confluencia (3 400 m), il y a eu le camp de base Plaza de Mulas (4 300 m), le Camp Canada (4 900 m) et le Nido de Condores (5 400 m). Une petite virée d’acclimatation fut réalisée à Berlin (près de 6 000 m). Finalement, c’est le 4 janvier qu’a eu lieu le départ de nuit, à 3 h 30. Lampe frontale allumée, ils ont progressé lentement mais sûrement. À 5 h, Daniel décida sagement de retourner à la tente. L’énergie lui manquait à la suite des quelques nuits agitées (apnée du sommeil fréquente à ces altitudes). Alain et Yves, pour leur part, ont poursuivi le périple. L’air se faisait rare et le temps passait... Il était midi lorsqu’ils ont rattrapé une autre équipe et qu’ils sont arrivés à la base du Canaleta, un couloir de roches et de glace situé à 350 mètres du sommet… pas facile. Après un gros effort de volonté, un peu de grimpette et une passe de crampons, ils foulèrent le sommet à 15 h 30, soit après douze heures de montée! Quelle vue! Autour d’eux, toutes les montagnes étaient plus basses que le mont escaladé. En plein soleil, à - 25 degrés Celsius, dans leurs grosses doudounes rouges, c’était l’extase! L’émotion prit rapidement le dessus et nos deux grimpeurs se mirent à pleurer comme des veaux... Ce n’est que tard en soirée qu’ils revinrent à la tente, où Daniel les attendait avec un super repas, fiers d’avoir accompli une journée de 16 heures de marche. Retrouvailles et émotions étaient bien sûr au rendez-vous alors qu’ils organisèrent la descente, soit le retour au point de départ dans la belle ville de Mendoza. Pendant trois jours, ils se reposèrent, burent du vin et mangèrent du « bife de chorizo ». La grosseur des steaks était du jamais vu! À quand la prochaine aventure ? Ce bel exploit nous permet de constater qu’aucun sommet ne peut venir à bout de la détermination de l’humain. Pour en témoigner, souvenons-nous que le 4 janvier dernier, nos deux collègues étaient au sommet de l’Aconcagua et que l’emblème du Cégep flottait alors plus haut que toutes les montagnes du continent! Félicitations à nos quatre confrères pour leur détermination! Et maintenant, quel sera le prochain sommet ? Daniel Dumont, enseignant en TGC Alain Lacroix, enseignant en TGC Yves Lahaie, directeur des affaires Stéphane Thiboutot, enseignant en TGC
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Le Bulletin du Cégep de l'Outaouais - communications@cegepoutaouais.qc.ca


En décembre dernier, trois membres actuels et un ancien membre du personnel du Cégep, quittaient la région avec un objectif en tête : atteindre le sommet de la plus haute montage en Amérique, celle du Mont Aconcagua (6 962 m). Cet accomplissement mérite d’être souligné et l’arrivée du bulletin électronique est une occasion parfaite de le faire. C’est donc avec fierté qu’Alain Lacroix, enseignant en génie civil, a fait parvenir ce texte qui relate le récit de l’ascension du plus haut sommet des Amériques.






